Automatisation

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Extrait de la Nation avec l’interview du Ministre de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, chargé des droits de l’Homme.

 

Le Ministre de la Justice, Monsieur MOUMIN AHMED CHEICK, s’est  attelé à un projet qui lui tient à cœur et qui est aussi une nécessité pour que la  justice soit accessible, transparente et moderne : Il s’agit de l’automatisation de la chambre civile et commerciale du tribunal de Première Instance. Cette automatisation sera  une garantie contre la lenteur de la justice dont se plaignent souvent nos concitoyens justiciables.  Ce n’est qu’un début, les autres juridictions bénéficieront aussi dans un avenir proche de cette avancée majeure

Voici un extrait de l’interview que le Ministre de la Justice, Monsieur Moumin Ahmed Cheick, a accordé aux journalistes de la Nation :

La Nation :- Monsieur le ministre de la Justice, quels sont les objectifs de cette reforme de l’automatisation des procédures judiciaires et quelle sera son impact ?

Moumin Ahmed Cheikh:- Il faut savoir que le gouvernement de la République de Djibouti a fait de la modernisation de la justice un des objectifs fondamentaux du développement global de ce pays. Comme vous le savez, dans un pays, la justice a une fonction de régulation sociale et par conséquent elle a une fonction centrale. De ce fait, l’exercice correct de la justice est un gage de stabilité. Quand je suis arrivé à la tête de ce département,  il y avait beaucoup de doléances des justiciables sur la lenteur des procédures de justice et surtout dans le rendu des actes judiciaires et des renvois interminables.

 

C’est à partir de ce constat, que nous avons décidé de faire un diagnostique et se poser du pourquoi de cette lenteur. Il nous est apparu que la seule manière de mettre un terme à cette lenteur de la justice était d’automatiser la chaine tant pénale que civile. L’automatisation de la justice nous permet de savoir ou plutôt de suivre l’évolution d’un dossier et ainsi avoir une traçabilité d’un dossier de son arrivé au palais de justice, les différentes étapes de l’instruction jusqu’à sa conclusion. C’est une base des données qui nous permet d’avoir un suivi pour savoir quel juge dispose de ce dossier, combien de temps il met pour l’instruire, à quel niveau du greffe que le dossier traine et ainsi de suite. C’est une vue d’ensemble et en temps réel que l’informatisation de la procédure nous permet. Je voudrais par ailleurs évoquer un autre point que nos compatriotes qui ont affaire avec la justice ne comprennent pas tous.

 

Cette application nous permet sur ce point de savoir les nombres et les raisons des renvois demandés par les avocats. C’est un moyen infaillible d’avoir une transparence complète sur la procédure sans aucune contestation possible. Gain de temps, d’efficacité et de transparence de la procédure sont les maîtres mots de ce système d’information. L’automatisation de la justice est un grand évènement. Cela nous permet d’avoir une vue d’ensemble.

 

Nous avons commencé par l’aspect civil et commercial dans la mesure où notre pays est aujourd’hui un hub commercial régional. Et donc il fallait aller vite dans la reforme de la législation commerciale et civile.

Le Ministre

M. Moumin Ahmed Cheik

MINISTRE DE LA JUSTICE ET DES AFFAIRES PENITENTIARES, CHARGE DES DROITS DE L'HOMME